Mon entrevue avec Anne-Marie Péladeau : La soeur de PKP, Montréal et...la fumée
- Équipe Max Doré

- 11 mars
- 3 min de lecture
Quand tu fais des vidéos sur internet, c'est facile de rester derrière ton écran. Mais parfois, la réalité vient cogner à ta porte de façon inattendue. En 2024, alors que j'étais encore dans mes débuts sur TikTok sous le personnage de Max Gold, j'ai vécu une des rencontres les plus surréalistes et marquantes de ma vie : une entrevue exclusive avec Anne-Marie Péladeau, la sœur de Pierre Karl Péladeau (PKP).

Voici l'histoire derrière les fameuses capsules qui ont fait exploser le web.
Le texto improbable et la voix rauque
Tout a commencé après une vidéo où j'avais été particulièrement sévère envers TVA. Je ramassais royalement leurs façons de gérer un média en 2024 et l'inaction de PKP face aux plateformes sociales. J'y allais fort sur son manque de vision.
Quelques jours plus tard, je reçois un texto d'un numéro inconnu : « Veux-tu faire une entrevue avec la sœur de PKP ? » Quand tu es sur TikTok, les spams et les messages de fous, tu en reçois à la pelle. J'étais très peu optimiste, mais par curiosité, j'ai répondu : « Bien sûr !!! ». L'homme au bout du fil me dit simplement qu'elle va m'appeler le lendemain.
Le jour suivant, j'avais presque oublié cette histoire tellement je n'y croyais pas. Le téléphone sonne. Au bout du fil, une voix de femme, rauque et fatiguée : « Salut MAX GOLD ! Je veux que tu saches que tu es un des seuls qui ose dire la vérité sur mon frère et j'adore ça. » C'était Anne-Marie. Après avoir discuté pendant une heure, on se donne rendez-vous chez elle, sur le Plateau Mont-Royal, pour une entrevue. Elle m'avait fait une promesse : « Je vais tout dire. TOUT. »
L'arrivée sur le Plateau : Le contraste absolu
Je prépare mes micros, une caméra, et je pars pour la métropole avec mon fils, qui avait 19 ans à l'époque.
En arrivant, on découvre une belle maison en rangée, comme il y en a des tonnes à Montréal, mais celle-ci est de grande qualité et complètement rénovée. Puis, on rencontre Anne-Marie. Elle est petite, frêle, et étonnamment timide.
Le contraste frappe immédiatement. On comprend très vite que la vie d'Anne-Marie tourne autour d'une réalité sombre : la drogue. Elle consomme des drogues dures, presque aux heures, et ne s'en cache absolument pas. Pourtant, au milieu de ce chaos personnel, elle est d'une fonctionnalité qui détonne. Sa maison est bien rangée, propre, et le frigo est plein pour bien recevoir ses invités.
L'entrevue : Entre lucidité et coupures de caméra
On s'assoit, on installe l'équipement, et on commence à tourner. L'entrevue débute, elle se livre, et soudainement, après environ 15 minutes... elle se met à fumer de la drogue dure, là, devant nous, alors que la caméra tourne. Elle le fait naturellement, sans même s'imaginer que c'était choquant pour nous.
On a dû couper la caméra et attendre. Dans une entrevue de deux heures, c'est arrivé cinq fois.
Mais voici la chose la plus fascinante de cette rencontre : malgré la drogue, on a eu droit à une femme qui avait toute sa tête. Quand elle parlait de ses revendications, de son père (Pierre Péladeau) et de son frère, son discours était incroyablement cohérent, direct et lucide. Elle n'a pas mâché ses mots et ce qu'elle disait semblait profondément réel. C'était une écorchée vive qui voulait que sa vérité sorte.
La mise en demeure et la suite des choses
À la suite de cette rencontre, j'ai monté 5 capsules que j'ai publiées sur TikTok (elles y sont encore, d'ailleurs). L'impact a été massif.
Peu de temps après, j'ai reçu une mise en demeure de Julie Snyder. Très honnêtement, c'était de bonne guerre et très poli de sa part. Elle ne voulait simplement pas que ses enfants soient mentionnés ou impliqués de près ou de loin dans cette saga. Comme père de famille, j'ai parfaitement compris et j'ai respecté ça.
Après toute cette histoire, j'ai continué à parler avec Anne-Marie à quelques reprises. C'est une femme franche, directe, pour qui chaque jour est encore un combat. Je lui souhaite sincèrement bonne chance.
Dans le fond, cette rencontre m'a rappelé pourquoi je veux faire de l'information autrement. Derrière les grands empires médiatiques et les chicanes de pouvoir, il y a des vrais humains, des vraies blessures, et des histoires qui méritent d'être écoutées avec le Gros Bon Sens, sans jugement, mais sans filtre.






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