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Je me suis battu pour les victimes de la DPJ

Je me suis battu pour les victimes de la DPJ
Je me suis battu pour les victimes de la DPJ


On est à peu près tous d'accord au Québec : la DPJ est au minimum problématique.


Je sais qu'il est facile de critiquer sans avoir les responsabilités qui viennent avec. Mais il y a des sujets et des dossiers dans lesquels on n'a pas le droit à l'erreur. Quand un agent de la SAAQ fait une erreur ou est de mauvaise foi, c'est insultant — au pire, coûteux. Mais quand une agente de la DPJ se trompe, les conséquences sont désastreuses et irréversibles.


De tous les ministères et de toutes les fonctions du gouvernement, c'est l'une des plus importantes — et l'une des plus fragiles à gérer. Et je crois que c'est précisément là que se trouve le problème. Le gouvernement a trop longtemps laissé carte blanche à de bons agents... mais aussi aux moins bons.



Mon histoire avec la DPJ


Avec mon personnage Max Gold sur TikTok, j'avais comme mission — comme passion — d'analyser et de commenter l'actualité. Je suis un disciple du gros bon sens, et quand un dossier m'énerve, j'y entre sans demander la permission.


Je n'avais jamais eu affaire personnellement avec la DPJ. Ce n'était pas un sujet que je connaissais en profondeur. Mais à force de faire des vidéos d'opinion, j'ai commencé à recevoir des tonnes — littéralement des tonnes — de messages privés sur le sujet.


Il m'était sincèrement impossible de tous les lire en profondeur, car ce genre de message est souvent long et vient directement du cœur. Mais le simple volume de ces témoignages sonnait une cloche sur l'institution. J'ai donc décidé de prendre les causes les plus évidentes, les plus claires, pour les médiatiser.


Pourquoi une cause plutôt qu'une autre ? Je ne suis pas un juge. Tous les messages que je recevais me semblaient viables. Mais certains, aussi affreux et déconcertants soient-ils, ne peuvent pas être tranchés sans une analyse approfondie des deux parties.



Le cas qui m'a marqué pour toujours


J'ai rapidement réalisé que si je parlais publiquement d'un parent aux prises avec la DPJ, les conséquences pour lui pouvaient être énormes — voir dramatiques.


En voici la preuve.


J'avais parlé avec une maman fortement handicapée à qui le gouvernement avait financé — oui, financé — son insémination pour avoir des enfants. Suivant son accouchement, le même gouvernement avait décidé qu'elle était trop handicapée pour en prendre soin.


Vous avez bien lu.


La DPJ s'acharnait sur cette mère et prenait clairement le dossier de façon personnelle — comme c'est trop souvent et tristement le cas. Tellement que suite aux trois épisodes où j'avais parlé avec elle — sans jamais nommer les enfants — j'ai reçu un appel d'un procureur.


Il m'a dit, et je cite de mémoire :


« Je suis avec la maman en question. Enlève les vidéos de TikTok, sinon elle ne passe pas en cour et n'a aucune chance pour ses enfants. »


Ce n'est pas une blague.


J'ai demandé à parler à la maman directement. Seulement si elle me le demandait elle-même, je retirerais les vidéos. Il me l'a passée. D'une voix triste, elle m'a dit : « Enlève les vidéos Max, s'il te plaît. »


Je les ai enlevées.


Elle a quand même perdu sa cause.



Le vrai problème de la DPJ


Ce qui est devenu clair pour moi à travers tout ça, c'est ce que j'appelle le phénomène des germaines au Québec. Des femmes — ou des hommes — qui se croient plus importantes que les parents. Des fonctionnaires convaincus d'être les seuls à comprendre un dossier, qui finissent par le prendre tellement personnellement que le bien de l'enfant devient secondaire. Ce qui prime, c'est d'avoir raison.


C'est un problème réel. Et c'est urgent.


Je le répète : c'est un travail difficile et essentiel. Mais justement — c'est un travail où l'erreur est inacceptable.



Des solutions ?

Il y a moyen de faire travailler les agents dans la lumière.


Présentement, ils se protègent derrière la loi sur la protection des enfants et la non-divulgation des informations pour agir sans aucune conséquence réelle. Il est difficile — voire impossible — de rendre les dossiers publics sans parler des enfants. Alors on cache tout sous le tapis.


Il faut redonner des recours publics aux familles. Il faut rendre normal qu'une mère ou qu'un père parle d'un dossier sans avoir l'impression qu'il va tout perdre en le faisant. Il faut que les agents soient imputables de leurs gestes — publiquement, et avec des conséquences réelles.


La lumière est toujours meilleure que les ténèbres.


Oui, c'est plus compliqué que ça — je le comprends. Mais il faut rendre la DPJ ouverte et redevable. On parle de familles. On parle d'enfants. Cacher les erreurs est inacceptable.


Pour ma part, je reçois encore des messages chaque semaine de parents qui veulent parler de leur cause. Je ne ferai plus le personnage Max Gold. Mais dans mon nouveau média d'opinion qui débute le 1er juin, je vais continuer d'en parler.


Parce que c'est un sujet essentiel pour une nation en santé.


— Max Doré


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